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Il marche sur les eaux !

 

"Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus, seul à terre.

Voyant que ses disciples se battaient à ramer contre le vent qui leur était contraire, vers la fin de la nuit, il vient vers eux en marchant sur la mer, et il allait les dépasser..."

Evangile selon Marc chapitre 6

Jésus a renvoyé la foule. Il oblige ses disciples à remonter en barque et leur donne rendez-vous sur l'autre rive du lac de Galilée qu'on appelle la mer.

Et lui s'en va dans la montagne pour prier.

 

La nuit venue, la barque est au-milieu de la mer.
Les disciples rament par vent contraire et la rive qu'ils ont quittée ne s'éloigne toujours pas.

 

Vers la fin de la nuit, voyant qu'ils se battent contre le vent, Jésus vient vers eux en marchant sur la mer et il va même les dépasser.

 

En le voyant marcher sur la mer, ils croient que c'est un fantôme et poussent des cris, effrayés. Mais aussitôt il leur parle et monte en barque avec eux : "C'est moi, n'ayez pas peur" et le vent retombe subitement. Ils sont tout bouleversés.

P.M.B.

Et si nous nous mettions tous à marcher sur les eaux !

JESUS MARCHE SUR LES EAUX
 
Il n'a pas peur
Il n'a pas peur de l'eau
Il n'a pas peur de l'autre
Il n'a pas peur des mots
 il n'a pas peur des autres
Il n'a pas peur  de la peur
 
Il marche sur les eaux comme s'il marchait sur la peur,
comme s'il marchait sur des monceaux de peurs :
la peur de s'enfoncer, la peur de tomber au fond,
la peur de se noyer, la peur de tout, la peur de rien,
la peur du noir, la peur d'aimer, la peur de disparaître,
la peur de mourir... la peur de l'avenir.
 
Il marche sur les eaux.
Il marche sur la peur
   et sur tous ses complots
et sur tous ses couteaux.
Il a englouti la peur dans le cachot de l'eau.
il marche sur les eaux comme s'il marchait sur la mort,
en l'enfonçant dans le caveau de l'eau,
comme s'il piétinait la mort et ses derniers sursauts.
Il marche sur les eaux.
Avec ses pieds, il a noyé la mort dans le tombeau de l'eau.
Il marche sur les eaux, sur les os de la mort,
les vieux os desséchés et les eaux mouillées.
 
Il marche sur les eaux pour nous ressusciter
Il marche sur les eaux comme s'il sortait de son tombeau
comme s'il se levait de son berceau
comme s'il était un oiseau
 
 
 
 ET TOI COMMENT MARCHES-TU
SUR LES EAUX ?
Raconte-nous comment tu as fait la dernière fois
où, toi aussi, tu as marché sur les eaux...
 
J.D.

http://www.idees-cate.com/le_cate/marchesurleau.html

Et si l'évangile parlait de ma vie?

La mer comme un chemin vers l'autre:

La mer, lieu de vacances, de joie, de beaux souvenirs, de bonheur,... Lieu de paix, lieu de ressourcement, lieu de lumière, lieu de beauté,... Couleurs merveilleuses de l'émeraude et de l'azur...
La mer est aussi changeante...
Elle peut devenir grise, sombre, noire, blanche d'écume, agitée, violente, impressionnante... Elle peut faire peur. On peut se sentir bien faible face à elle, on peut avoir envie de rentrer au port pour s'abriter.
La mer peut être signe de vie et signe de mort aussi.

Dans l'évangile  la mer est une étendue à traverser pour changer de rive et aller vers une terre inconnue, vers une terre païenne. Ce qu'il faut voir dans cette traversée, ce n'est pas la "promenade" des disciples sur l'eau, ce n'est pas le passage d'une rive à l'autre...


Ce qu'il faut plutôt voir, ce sont des coeurs engagés sur une route, ce sont des coeurs en chemin vers d'autres coeurs ! Les disciples sont des êtres humains qui naviguent vers d'autres êtres humains pour établir une relation, pour établir une communion. C'est pour cela qu'ils quittent le rivage, c'est pour cela que Jésus les envoie: pour toucher d'autres personnes, pour leur donner envie d'entrer dans l'Alliance avec Dieu.


La mer ici, c'est un peu comme le chemin entre deux coeurs. C'est un chemin qui peut être agréable, difficile, joyeux, paisible, rempli de turbulences, rempli de dangers,...


Lorsque nous marchons vers quelqu'un que nous ne connaissons pas, le chemin est parfois facile, sans encombre; la relation s'établit rapidement, dans la joie. Tout nous semble lisse, paisible, comme une mer calme. C'est comme si nous nous connaissions depuis toujours.
Mais d'autres fois, le chemin nous semble semé d'embûches. On ne sait comment faire pour s'approcher, pour entrer en contact. Il nous faut dépasser notre peur, notre timidité, apprivoiser l'autre, prendre le temps, s'approcher doucement,..., et lorsque nous ne nous sentons pas les bienvenus, il nous faut prendre des gants, faire attention à nos paroles, ne pas nous précipiter, ménager la personne en face, ne pas la blesser, ne pas nous mettre en colère, choisir ses mots, trouver les gestes,... Nous peinons dans cette approche de l'autre, nous avançons comme à contre courant. Nous sommes comme dans un lieu instable, comme sur une mer agitée.

S'appuyer sur Dieu:

Dans l'évangile, Jésus est avec Dieu; il Le prie; il est au calme.
Les disciples, eux, partent seuls et font une traversée: Jésus les a forcés à naviguer vers les territoires païens (Bethsaïde, ville frontière entre Israël et les régions païennes); ils naviguent donc vers les difficultés. La nuit approche; ils sont au milieu de la mer (loin de toute aide possible); ils affrontent le vent; ils peinent. Ils semblent ne compter que sur leurs propres forces quitte à échouer.


Jésus voit leur besoin. Il n'abandonne pas ses amis. Il est solidaire. Il vient à leur secours.       Le calme, qu'il a trouvé auprès de son Père, il le donne à ses disciples. Jésus donne la paix.
"Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba "


Et moi? Dans les difficultés de ma vie est-ce que je ne compte que sur mes propres forces? Est-ce que je pense à me tourner vers Dieu, est-ce que je pense à Le prier?


 

Une prière:

Mon Dieu,
je suis si persuadé que tu veilles sur ceux qui espèrent en toi
et qu'on ne peut manquer de rien quand on attend de toi toutes choses,
que j'ai résolu de vivre à l'avenir sans aucun souci
et de me décharger sur toi de toutes mes inquiétudes.