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Il y a deux arbres dans le jardin d'Éden, qui symbolise le bonheur auquel l'être humain est appelé : l'arbre de vie, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Publié le 22 février 2017.

Arbres © Bernswaelz/Creative Commons

Au jardin d’Éden, il y a deux arbres remarquables : l’arbre de vie, au milieu du jardin (Gn 2, 9), et l’arbre interdit, l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Tout le malheur d’Ève et d’Adam consiste à s’être comme «décentrés» par rapport à la place que Dieu leur avait assignée au point de considérer l’arbre de la connaissance comme occupant le centre du jardin (Gn 3,3).

Pour le prophète Ézéchiel, l’Égypte est comparable à un arbre sans pareil : «Fils d’homme, dis à Pharaon, roi d’Égypte, et à sa multitude : “À qui te comparer dans ta grandeur ? Voici : un cèdre du Liban avait une belle ramure, des branchages produisant de l’ombre, et une taille si élevée que son sommet était au milieu des nuages. […] sa taille était plus élevée que celle de tous les arbres de la campagne, ses surgeons s’étaient multipliés, ses branches, allongées, grâce aux eaux abondantes qui coulaient vers lui. Dans ses rameaux nichaient tous les oiseaux du ciel, sous ses branches toutes les bêtes sauvages mettaient bas, et à son ombre habitaient de nombreuses nations. Il était beau par sa grandeur, par l’ampleur de son branchage ; ses racines s’étendaient jusqu’aux eaux abondantes. Les cèdres ne l’égalaient pas dans le jardin de Dieu.[…] aucun arbre dans le jardin de Dieu ne lui était comparable en beauté”» (Ez 31, 5-8) Mais voilà que, comme dans la Genèse, l’arbre n’a pas reconnu celui qui l’avait fait croître et «son coeur s’est élevé avec orgueil».

Il faudra donc attendre le prophète des derniers temps, le Messie, pour que la «Bonne nouvelle soit annoncée aux pauvres». À ce moment-là, l’arbre du jardin produira son fruit : «Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations» (Is 61, 1.11).

Il est clair que l’évangéliste avait toutes ces images et ces comparaisons en tête lorsque, évoquant le Royaume de Dieu, il met dans la bouche de Jésus ces paroles : «À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches» (Lc 13, 18-19).

Jean-Pierre Rosa

Tag(s) : #Foi et vie chrétienne