Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le cardinal Parolin rappelle que « les fermetures ne sont pas un bon signe ».

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, lors des voeux du pape à la curie romaine, 22 décembre 2016

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, lors des voeux du pape à la curie romaine, 22 décembre 2016 / VATICAN-POOL/CPP/CIRIC/Catholic Press Photo

Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a fait part lundi soir 13 janvier de la « préoccupation » du Saint-Siège face à la montée des populismes, en Europe comme dans l’Amérique de Donald Trump.

Interrogé dans le journal du soir de la Rai, la télévision italienne, sur la question de savoir de savoir si le Saint-Siège était préoccupé par la montée des nationalismes et des populismes, en Europe comme aux États-Unis, le « numéro 2 » du Vatican a reconnu que « oui, il y a une préoccupation ».

Il a alors rappelé les propos du pape François au quotidien espagnol El Pais, mettant en garde contre les « populismes » qu’engendrent les crises et poussent à élire des « sauveurs » et à s’entourer de « barbelés », avant de souligner que « l’exemple type du populisme au sens européen du mot, c’est l’année 1933 en Allemagne ».

Une politique « trop distante des gens »

« Le risque est que l’histoire se répète », a insisté de son côté le cardinal Parolin, rappelant que « les fermetures ne sont pas un bon signe : elles naissent de la peur, et cela n’est pas un bon signe ».

Des propos qui interviennent alors que la presse se fait de plus en plus l’écho d’une possible rencontre entre le pape François et le président américain Donald Trump, probablement juste avant la participation de ce dernier au G7, prévu du 26 au 28 mai à Taormina, en Sicile.

Un peu plus loin dans l’entretien, le cardinal Parolin a aussi regretté que la politique soit « trop distante des gens ».

« Pour reprendre les mots du pape François, c’est un monde auto référentiel », a-t-il expliqué, soulignant que les politiques devaient « accueillir les exigences concrètes des gens et leur donner des réponses concrètes ».

A lire > Le pape met en garde contre le risque de s’entourer de barbelés

Nicolas Senèze, à Rome
Tag(s) : #La Croix