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Dans son message à l’occasion de la XXVe Journée mondiale du malade, le 11 février prochain, diffusé jeudi 15 décembre, le pape François appelle de ses vœux une « impulsion nouvelle » en faveur du respect de la dignité humaine.

Le pape François entouré d’enfants lors d’une audience à la communauté d l’hôpital pédiatrique Bambino Gesu, au Vatican, jeudi 15 décembre. / ANDREAS SOLARO/AFP

Face aux « défis présents dans le monde de la santé et de la technologie », la Journée mondiale du malade, qui arrivera le 11 février prochain à sa XXVe édition, doit être une occasion pour « trouver un nouvel élan pour contribuer à la diffusion d’une culture respectueuse de la vie, de la santé et de l’environnement ».

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Dans son message diffusé jeudi 15 décembre en vue de cette journée, mais daté du 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, le pape François demande « une impulsion nouvelle à lutter pour le respect de l’intégralité et de la dignité des personnes, également à travers une approche juste des questions bioéthiques, de la protection des plus faibles et de la sauvegarde de l’environnement ».

Dans ce texte, le pape évoque « le regard de Marie, consolatrice des affligés, (qui) illumine le visage de l’Église dans son engagement quotidien pour les personnes dans le besoin et celles qui souffrent » et se réjouit des « fruits précieux de cette sollicitude de l’Église pour le monde de la souffrance et de la maladie ».

« La solidarité du Christ est l’expression de la toute-puissance miséricordieuse de Dieu qui se manifeste dans notre vie – surtout quand elle est fragile, blessée, humiliée, marginalisée, souffrante », poursuit le message.

Le « pire cancer » des hôpitaux, la corruption

Le jour de la publication de ce texte, le pape a reçu au Vatican la communauté de l’hôpital pédiatrique du « Bambino Gesù ». Cet établissement n’a « pas toujours eu une belle histoire », a dit le pape, improvisant une réponse à la question d’un élève infirmier.

Récemment, l’hôpital a été au centre d’un scandale financier impliquant notamment l’ancien secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, qui se serait servi d’argent du « Bambino Gesù » pour refaire son appartement.

Le pape a ainsi dénoncé la « tentation de transformer » une bonne œuvre en une « entreprise, pour en faire des affaires », suscitant les applaudissements fournis des participants à l’audience. « Regardez les enfants, a alors demandé le pape. Je peux faire des affaires corrompues avec ces enfants ? Non ! Je peux finir la journée en sueur, sale, fatigué, en ayant envie de dire certains mots… oui, mais sans corruption ».

« Le cancer le plus fort dans des hôpitaux comme celui-ci, a-t-il insisté, c’est la corruption ». Mais cela « ne se fait pas en un jour, on y glisse lentement : aujourd’hui un bakchich, demain un pot-de-vin, le surlendemain un piston et petit à petit, sans s’en rendre compte, on finit dans la corruption ».

« Dans ce monde où l’on fait beaucoup d’affaires avec la santé, où l’on trompe beaucoup de personnes avec l’industrie de la maladie, le « Bambino Gesù » doit savoir dire non : nous sommes tous pécheurs, mais nous ne devons pas être des corrompus ».

Marie Malzac
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