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Temps de l'AVENT 2017....chemin vers NOËL

Qu’est-ce que l’Avent ?

Le peuple de Dieu a attendu plusieurs siècles pour que se réalise ce que Dieu lui avait promis : la venue d’un Sauveur pour le délivrer du péché et du malheur.
Cette attente s’est réalisée par la naissance de Jésus, Fils de Dieu, fait homme, il y a environ 2000 ans.
L’Église célèbre cette venue le jour de Noël, le 25 décembre.
Noël est précédé par un temps, celui de l’Avent, qui nous prépare et nous met dans l’attente afin de mieux accueillir celui qui vient.
Cette année, l’Avent commence le dimanche 27 novembre.

L’Avent, qui signifie ‘venue’, une période d’attente heureuse

Dieu nous donne son Fils Jésus qui vient au milieu des hommes. C’est l’Incarnation (Dieu prend chair).
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » Jn 3, 16
Noël nous rappelle que Dieu vient à notre rencontre dans la simplicité même d’un petit enfant.
Donner, c’est une manière de dire ‘Je t’aime’, d’où la tradition d’échanger des cadeaux à Noël.

Noël hier, aujourd’hui et demain

Noël, c’était il y a environ deux mille ans, quand Jésus est né à Bethléem et a vécu sur la terre d’Israël.
Noël c’est aussi aujourd’hui avec l’avènement, la venue, du Christ à l’intime de chacun par l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et les sacrements dont l’eucharistie et la réconciliation (confession).
Accueillir le Christ, vivre en intimité avec lui rend heureux et donne envie de partager ce bonheur. Le Christ a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28,20).
Noël, c’est encore l’attente de la venue du Christ dans sa gloire ainsi qu’Il l’a annoncé (Mt 25, 31- Lc 21, 27). A Noël, comme à chaque messe, l’Eglise prie pour hâter son retour en lui disant ‘Viens, Seigneur’ (1co 16,22 – Ap 22, 17-20).
Noël célèbre cette triple référence au temps que l’on retrouve dans toute liturgie.

Avec toute l’Eglise, faisons de cette attente un temps d’espérance et de joie, un temps qui nous appelle à rester éveillé à l’écoute de la Parole de Dieu pour accueillir l’amour et la miséricorde de Celui qui vient, Jésus, qui nous invite à aimer comme lui.

Avec Isaïe nous pouvons dire :

‘Et ce jour-là, on dira : « Voici votre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »Is 25, 9

http://www.paris.catholique.fr/-avent-et-temps-de-noel-2016-.html

Le temps de Noël en quelques dates !

Calendrier des fêtes pour le temps de Noël
Noël : dimanche 25 décembre 2016
La Sainte Famille : vendredi 30 décembre 2016
Sainte Marie, Mère de Dieu : dimanche 1er janvier 2017
Epiphanie : dimanche 8 janvier 2017
Baptême du Seigneur (1ère semaine du temps ordinaire) : lundi 9 janvier 2017


La Parole de Dieu

Pour les 4 dimanches de l’Avent, l’Eglise propose des textes bibliques dont les thèmes nous aident à cheminer vers Noël pour accueillir avec joie Jésus, l’Emmanuel, qui veut dire : Dieu avec nous.

 


 1er dimanche de l'AVENT année A  :  "En marche vers le salut..."

« Quelle joie lorsqu’on m’a dit : allons à la maison du Seigneur ! » (Ps 121)

Voilà ce que chante le psaume de ce premier dimanche de l’Avent :  « la Joie ».
La joie, tous les chrétiens la connaissent le jour de Noël.
Et même les non-chrétiens.
Voyez comme tous se préparent à cette joie :

 


                                                  lumières des rues ;

 

illuminations multiples ;
boutiques en fête ;rayons de jouets.
C’est un bon chemin pour Noël.

Mais attention…
La joie, elle se construit.
Elle n’est pas qu’affaire d’argent.
Elle est aussi et surtout,
Chemin vers l’autre, les autres.

Serviteurs, servantes de l’autre, des autres,
Donnez - et sans attendre Noël -
par votre gentillesse et votre dévouement,
joie à l’autre, aux autres
(Guy Lamousse).

 

Veiller, se tenir prêt, Matthieu 24, 37-44. 

Être attentif, ne pas s’endormir pour ne pas passer à côté de quelque chose d’essentiel.

 

 

 

"Dérange-nous, Seigneur!"

"Dérange-nous, Seigneur, lorsque nous sommes trop satisfaits de nous-mêmes, lorsque nos rêves se réalisent car nous avons rêvé trop peu, lorsque nous sommes arrivés en toute sécurité car nous avons navigué trop près de la rive.

Dérange-nous, Seigneur,lorsque, avec l'abondance des choses dont nous disposons, nous avons perdu notre soif d'eau vive ; après être tombés amoureux de la vie, nous avons cessé de rêver de l'éternité, et dans nos efforts de construire une nouvelle terre, nous avons laissé baisser notre visions du nouveau ciel.

Dérange-nous, Seigneur, afin d'oser plus hardiment, de nous aventurer en mer plus large, là où les tempêtes nous révéleront ta majesté ; quand, perdant de vue la terre, nous trouverons les étoiles.

Nous te demandons de repousser les horizons de nos espoirs, et de nous propulser vers l'avenir avec force, courage,espérance et amour."

(Prière attribuée à Sir Francis Drake, explorateur anglais 1540-1596)

 

Idées Caté :

Une prière pour méditer...

 

Jésus, aujourd'hui, tu nous fais peur!
Tu nous parles de déluge et de voleur!
N'en rajoute pas trop, moi qui ai déjà peur de mon avenir!
En fait, j'ai peur de beaucoup de choses:
Que mes parents se séparent...
Qu'ils meurent...
Que ma meilleure amie parte à l'autre bout de la France...
De tomber malade...
De ne pas réussir à l'école...
S'il te plaît, Jésus, rassure-moi!

Jésus, tu parles de Noé,
C'est une histoire de destruction,
Mais c'est surtout une histoire de salut!
Dieu n'abandonne pas les hommes au pouvoir du mal!

Jésus, dans les paroles que tu dis,
Je comprends que tu fais un peu peur pour nous secouer!
Mais en réalité, tes paroles annoncent le salut,
Le bonheur que les chrétiens espèrent et attendent!

C'est bientôt Noël, Jésus!
Nous nous préparons à fêter ton anniversaire!
Rappelle-moi toujours que tu es venu,
Et que tu es là aussi, dans nos coeurs, chaque jour.
Merci Jésus!
AMEN

2ème dimanche de l'AVENT année A  :  "Viens, Seigneur, nous t'attendons"

 

« Voici venir des jours de justice et de paix » (Ps 71)
Il va venir, le Sauveur,
l’enfant de Noël
fils de Dieu, prince de la paix
et joie pour tous,
consolation des opprimés.
 

 

Bientôt, vous irez l’adorer,
vous vous approcherez.
Mais croyez-vous
qu’il vous soit permis
de le visiter
sans entreprendre
de construire
des chemins de paix ?

La paix autour de vous ;
La paix avec ceux qui sont loin ;
La paix avec vous-mêmes.
Pour vous-mêmes

créez des moments de silence,
et qu’ils soient prière.
Pour les autres ?...

un mot gentil,
un sourire, un service…
Et si ça ne marche pas,
ne vous fâchez pas  ! (Guy Lamousse)

 

Préparer le chemin du Seigneur, Matthieu 3, 1-12.  

"convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche !"

Se mettre en action pour changer quelque chose dans sa vie

et faire grandir le Royaume déjà là.

 

(idée caté)

Voici une parole bien mystérieuse!
Il ne faut pas la prendre au pied de la lettre mais plutôt comme une image
qui fait penser à la promesse de Dieu dans l'Ancien Testament:
J'enlèverai votre coeur de pierre,
Je mettrai en vous un coeur de chair."

CE RECIT EST POUR NOUS UNE BONNE NOUVELLE:
Car Jean Le Baptiste nous rappelle que même si nous avons le coeur très dur,
Dieu peut nous convertir.
Mais cela ne se fera pas tout seul et cela fait mal parfois!
Mais, c'est pour un plus grand bonheur!

 

Une image et une prière pour méditer...

Jésus, j'ai déjà entendu dire d'une personne:
Elle a une pierre à la place du coeur!"
J'ai bien compris que ce n'était pas un compliment!
J'espère que moi, je n'aurai jamais une pierre à la place de mon coeur!

C'est bien pour cela que tu es venu sur terre, Jésus...
Pour nous apprendre à croire, à espérer, à aimer!
C'est pour cela que tu nous as baptisés dans ton Esprit!

Ô Jésus, rends mon coeur semblable au tien!
Que ton Esprit ouvre mon coeur à la foi:
Prépare mon coeur à te reconnaître dans le petit enfant de la crèche!

Que ton Esprit ouvre mon coeur à l'espérance:
Dispose mon coeur à t'attendre,
Rends-moi impatient de te recevoir!

Que ton Esprit ouvre mon coeur à l'amour:
Rends-moi capable d'aimer toujours plus
Ceux que j'aime et ceux que j'aime moins!

Je fais aussi cette prière, pour tous les hommes
Qui veulent construire un monde plus juste.
Alors se réalisera notre grand rêve de bonheur!
AMEN

 

 

Apprends-nous à attendre

Dieu
Tu as choisi de te faire attendre
Tout le temps d’un Avent.
Moi je n’aime pas attendre
Dans les files d’attente.
Je n’aime pas attendre mon tour.
Je n’aime pas attendre le train.
Je n’aime pas attendre pour juger.
Je n’aime pas attendre le moment.
Je n’aime pas attendre un autre jour.
Je n’aime pas attendre
parce que je n’ai pas le temps
et que je ne vis que dans l’instant.

Tu le sais bien d’ailleurs,
Tout est fait pour m’éviter l’attente :
les cartes bleues et les libres services,
les ventes à crédit
et les distributeurs automatiques,
les coups de téléphone
et les photos à développement instantané,
les télex et les terminaux d’ordinateur,
la télévision et les flashes à la radio…
Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles :
elles me précèdent.

Mais toi Dieu
tu as choisi de te faire attendre
le temps de tout un Avent.
parce que tu as fait de l’attente
l’espace de la conversion,
le face à face avec ce qui est caché,
l’usure qui ne s’use pas.
L’attente, seulement l’attente,
l’attente de l’attente,
l’intimité avec l’attente qui est en nous
parce que seule l’attente
et que seule l’attention
est capable d’aimer.

Tout est déjà donné dans l’attente,
et pour toi, Dieu,
attendre
se conjugue Prier.

Père Jean Debruynne (Extatit de Écoute Seigneur ma prière, Prier/DDB)

 

3ème dimanche de l'AVENT année A  : 

"Viens, Seigneur, nous t'attendons"

 
« Viens, Seigneur, sauve-nous ! » (Ps 145)
Exultez, criez de joie
terres et cieux, tous leurs habitants !
le Seigneur vient !
« Bientôt resplendira la gloire,
la splendeur de notre Dieu ».
Mais mon Dieu, as-tu « vu » ?
Chaque jour, nous cherchons la joie :
et encore la justice et la paix.

 
Nous cherchons,
mieux : nous travaillons
pour que cela advienne.
Or, du même coup
nous expérimentons notre faiblesse :
nous ne savons pas bien faire ;
nous pouvons fort peu faire !
Alors oui, avec la liturgie de ce jour
nous supplions :
« Viens, viens, Seigneur.
Viens, sauve-nous ».
Guy Lamousse

 

Gestes de salut, signature du Messie

Exulter de joie, Matthieu 11, 2-11.

Le Christ est proche, sachons reconnaitre et accueillir les signes discrets de Sa venue.

CE RECIT EST POUR NOUS UNE BONNE NOUVELLE:
Car la réponse de Jésus est claire.

Il s'agit seulement d'ouvrir les oreilles et les yeux:
Les aveugles voient.
                                                                                                                        Les boîteux marchent.                                                                                                                    Les lépreux sont purifiés.                                                                                                                Les sourds entendent.
Les morts ressuscitent

La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres!

 

Idée Caté

 

Une prière pour méditer...

Jésus, moi aussi, il m'arrive de douter!
En général, c'est quand tout va mal.
Alors, Jean, je le comprends!

Il avait préparé ton chemin,
Il avait demandé à tout le monde de se convertir pour bien t'accueillir...
Et puis, tu étais arrivé au bord du Jourdain, homme parmi les hommes,
Et, toi aussi, tu avais demandé à recevoir le baptême de pénitence.
Et là, Jean t'avait désigné comme le Messie promis...
Il y croyait fort!

Et puis, voilà, il est en prison, il va mourir... Il se met à douter de toi...
Tu lui conseilles alors de regarder autour de lui... et de reconnaître les signes du Royaume:
Guérisons physiques et guérisons des coeurs:
Des coeurs aveugles commencent à voir les pauvres autour d'eux.
Des coeurs boiteux commencent à marcher droit dans leur vie.
Des coeurs sourds commencent à entendre les appels des voisins.
Des coeurs lépreux sont purifiés de leur mensonges, de leur jalousie,
de leur orgueil, de leur désir de vengeance...
Des gens qui n'ont plus envie de vivre reprennent espoir...

Donne-moi ton Esprit, Jésus,
Pour que je repère les signes du Royaume qui est déjà là,
Donne-moi ton Esprit, Jésus,
Pour que je repère dans ma vie ce qui doit changer.
Fortifie ma foi en ce temps de Noël.
Merci Jésus!
Amen

 

La petite espérance de Péguy

"Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance. Et je n'en reviens pas. Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout. Cette petite fille espérance." Extrait du fameux texte de Charles Péguy. 

Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'espérance.
Et je n'en reviens pas.
Cette petite espérance qui n'a l'air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

Car mes trois vertus, dit Dieu.
Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L'Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d'Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d'Allemagne.
Peints.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne mangent pas.
Puisqu'elles sont en bois.
C'est cette petite fille pourtant qui traversera les mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les mondes révolus.

[...]

Mais l'espérance ne va pas de soi.

L'espérance ne
va pas toute seule.

Pour espérer, mon enfant,
il faut être bien heureux,
il faut avoir obtenu,
reçu une grande grâce.

[...]

La petite espérance s'avance entre ses deux gran-
des sœurs et on ne prend pas seulement garde à
elle.
Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur
le chemin raboteux du salut, sur la route inter-
minable, sur la route entre ses deux sœurs la
petite espérance
S'avance.
Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l'on n'a d'attention, le peuple chrétien n'a d'attention que pour les deux grandes sœurs.
La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
À l'instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.
La petite, celle qui va encore à l'école.
Et qui marche.
Perdue entre les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grandes qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
Pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.
Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d'un certain âge.
Fripées par la vie.

C'est elle, cette petite, qui entraîne tout.
Car la Foi ne voit que ce qui est.
Et elle elle voit ce qui sera.
La Charité n'aime que ce qui est.
Et elle elle aime ce qui sera.

La Foi voit ce qui est.
Dans le Temps et dans l'Éternité.
L'Espérance voit ce qui sera.
Dans le temps et dans l'éternité.
Pour ainsi dire le futur de l'éternité même.

La Charité aime ce qui est.
Dans le Temps et dans l'Éternité.
Dieu et le prochain.
Comme la Foi voit.
Dieu et la création.
Mais l'Espérance aime ce qui sera.
Dans le temps et dans l'éternité.

Pour ainsi dire dans le futur de l'éternité.

L'Espérance voit ce qui n'est pas encore et qui sera.
Elle aime ce qui n'est pas encore et qui sera
Dans le futur du temps et de l'éternité.

Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé.
Sur la route montante.
Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs,
Qui la tiennent pas la main,
La petite espérance.
S'avance.
Et au milieu entre ses deux grandes sœurs elle a l'air de se laisser traîner.
Comme une enfant qui n'aurait pas la force de marcher.
Et qu'on traînerait sur cette route malgré elle.
Et en réalité c'est elle qui fait marcher les deux autres.
Et qui les traîne.
Et qui fait marcher tout le monde.
Et qui le traîne.
Car on ne travaille jamais que pour les enfants.

Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

Charles Péguy, Le Porche du mystère de la deuxième vertu, 1912

4ème dimanche de l'AVENT année A  : 

"Le Signe d'un Enfant"

« Qu’il vienne le Seigneur,
c’est lui le Roi de gloire ! » (Ps 23).
Et voilà, proche est Noël,
proche est la fête.
Que brillent les lumières ;
que chantent les églises ;
que se garnissent les tables ;
que tout soit prêt ;
et grande sera la fête.
Oui, oui…
Mais lisez bien :
« La jeune femme est enceinte ;
Elle enfantera un fils ;
De crème et de miel il se nourrira ».
Est-ce là une joie exubérante
aux mille et un flonflons,
une question d’argent et de cadeaux ?
Non, bien sûr.
La joie est autre.
Noël vient vous redire
« Soyez vous-mêmes comme des enfants ».
Ayez la joie d’un enfant.
L’enfant, c’est l’avenir.
Le coeur d’enfant, c’est la foi en l’avenir,
et la mise au travail.
Ayez donc coeur d’enfant,
pour un avenir
de justice, d’amour et de paix !
      Guy Lamousse
 

NE CRAINS PAS DE PRENDRE MARIE CHEZ TOI

Un jour, Joseph, le fiancé de Marie fit un rêve.
Un ange lui disait: "Joseph, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse!
L'enfant qu'elle attend vient de l'Esprit Saint."

 

 

 

 

 

 

obéir dans la foi à la Parole de Dieu, Matthieu 1, 18-24.

Croire en la Bonne Nouvelle du salut qui s’opère par la naissance de Dieu-fait-homme.

 

CE RECIT EST POUR NOUS UNE BONNE NOUVELLE:
Le prophète Isaïe avait fait une promesse:
"Voici que la jeune femme est enceinte!
Elle enfantera un fils et on l'appellera Emmanuel (Dieu avec nous)."


Aujourd'hui, l'ange annonce à Joseph:
"Marie mettra au monde un fils auquel tu donneras le nom de Jésus."
C'est la promesse d'Isaïe qui se réalise: Dieu est avec nous!

 

Seigneur Dieu, aujourd'hui, je découvre Joseph...
Je découvre un homme qui avait des projets pour sa vie:
Il aimait Marie et ils allaient se marier.
Tout à coup, il se trouve devant un "mystère"!
Le mystère de ce que tu as réalisé par ton Esprit, en Marie!

Seigneur Dieu, Tu as voulu que Jésus grandisse sur terre,
Avec un papa et une maman pour l'aimer et l'éduquer.
C'est pourquoi tu as choisi Marie pour lui donner naissance.
C'est pourquoi tu as choisi Joseph pour être son papa de la terre.

Seigneur Dieu, Marie t'a dit: "OUI, je suis la servante du Seigneur!"
Joseph t'a dit: "OUI", et il a pris Marie chez lui.
Puis, il a donné à ton Fils le nom que tu avais choisi pour lui.

Moi aussi, je suis en silence devant ce grand mystère...
Ce mystère du Fils de Dieu fait homme...

Emmanuel! Dieu avec nous!
Laisse monter en moi un immense bonheur!
Donne-moi de te remercier, du fond du coeur,
Pour l'enfant Jésus, ton plus merveilleux cadeau!
Merci aussi pour Marie, sa maman et merci pour Joseph, son papa de la terre!
Amen

 

"Esprit évangélique », 6 décembre 1937 Madeleine Delbrêl

Le bonheur d’être chrétien est un si grand bonheur que nous serions tentés, quelquefois d’amplifier nos capacités de joie pour être capable de le porter, et loin de là, nous faisons la grimace sur une quantité de minutes et peut être même d’heures où c’est le ciel tout entier que le Bon Dieu veut nous donner.
Elle est une ingratitude et elle est une infidélité.
A celui qui transmet la bonne nouvelle le premier témoignage qui sera demandé est le témoignage de sa joie.
Notre joie est le signe visible de notre foi.
Quand nous sommes joyeux c’est la présence de Dieu en nous qui transparait. Quand nous sommes maussades nous sommes comme des vases de terre opaques où une lampe serait captive.
Serions-nous des prodiges de pénitence, de charité, de zèle apostolique, où nous sommes des prodiges tristes nous n’apprendrons rien à personne sinon que le joug du Seigneur est pesant et que bienheureux sont ceux qui peuvent y échapper.
La joie – je ne dis pas le bruit – est le signe vivant de la charité.
Dieu est toujours là – Celui qui aime est heureux là où est celui qu’il aime.
Si nous aimons Dieu, Si nous aimons Dieu notre joie doit être permanente.
« Rien ne pourra vous ravir votre joie … »
Les plus affreuses épreuves ne sont pas inquiétantes tant que notre âme est dans cette joie. Les réussites, la tranquillité sont inquiétantes si nous sommes tant soit peu dans la tristesse car là commence le seul malheur qui compte : s’aimer à la place de Dieu.
Si le Christ a expérimenté la tristesse des hommes c’est qu’il a voulu devenir péché pour eux, et rejet de Dieu.
Si nous voulons lui témoigner notre gratitude nous devons, nous, connaître la joie en Dieu, en prenant chaque jour conscience davantage de notre condition de racheté, de notre condition de réintégré dans la communauté divine.


Esprit de joie, mais aussi esprit de liberté
Ce mot auquel on donne trop souvent une saveur amère, « détachement », est synonyme de libération.
C’est tout juste si nous ne nous attendrissons pas sur les détachements qui nous sont demandés au lieu de les accueillir comme un prisonnier accueille ses libérateurs.
Esprit de liberté qui est le côté positif de la vertu de pauvreté.
« Je suis attachée à … » phrase révélatrice.
Nous sommes riches de tout ce qui nous attache.
Il ne faut pas s’imaginer qu’une fois fait le grand départ et notre porte-monnaie allégé de ses revenus habituels nous sommes conformes en pauvreté.
La richesse ce n’est pas ce que nous possédons mais notre ferveur à la posséder.
On peut user de beaucoup de choses et être un vrai pauvre. On peut n’avoir qu'une paire de ciseaux ou un stylo et être très riche.
C’est être attaché qui compte.
Etre au milieu de beaucoup de choses et ne « tenir » - encore une expression qui dit beaucoup beaucoup – à aucune est moins riche que d’être en face d’une seule chose à laquelle nous sommes attachés.
Que Dieu soit pour nous la cime de montagne qu’il faut atteindre ou l’abîme où il faut se perdre, être attaché c’est toujours rester à mi-côte.

Nativité du Seigneur 25 Décembre 2016  -   année A  : 

"LA JOIE DU SALUT QUI VIENT JUSQU'À NOUS !"

 

« Aujourd’hui, un Sauveur nous est né,
chantez terre entière,
chantez un chant nouveau ! » (Ps 95).
Ne le trouvez-vous pas surprenant
ce Dieu de Gloire
qui pour se manifester
apparaît en pleine nuit,
comme un enfant,
dans la foule d’un caravansérail ?
Eh oui, telle est la nouveauté
de ce Dieu qu’il faut chanter :
l’amour entre dans le monde
pour servir
et non être servi.
Si nous manquons de place
  la crèche désormais peut être royale ;
si nous manquons de richesse
  la paille désormais peut être royale ;
si nous manquons de force
  la faiblesse désormais peut être royale ;
faudrait-il donc encore se plaindre ?
Guy Lamousse.
 

« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »

Notre Sauveur, frères bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous !
Il n’est pas permis d’être triste en ce jour où naît la vie.
Ce jour détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie
que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse ;
un seul et même motif de joie est commun à tous.
Car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort…
est venu libérer tous les hommes.
Que le saint exulte, car il approche de la victoire.
Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon.
Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.
En effet, quand est venue la plénitude des temps fixée par la profondeur insondable du plan divin,
le Fils de Dieu a épousé notre nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur…

Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu, Fils de Dieu, « qui était auprès de Dieu au commencement,
par qui tout a été fait et sans qui rien n’a été fait », est devenu homme pour délivrer l’homme d’une mort éternelle.
Il s’est abaissé pour prendre notre humble condition sans que sa majesté en soit diminuée.
Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas,
il a uni notre condition d’esclave à sa condition d’égal de Dieu le Père…
La majesté se revêt d’humilité, la force de faiblesse, l’éternité de mortalité :
vrai Dieu et vrai homme, dans l’unité d’un seul Seigneur, « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5)…

Rendons grâce donc, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint.
Car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il nous a pris en pitié.
« Alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre par le Christ »,
voulant que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains (Ep 2,4-5; 2Co 5,17)…

Vous trouverez un nouveau-né

Lecture de l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc, chapitre 2, versets 1 à 14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. —
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte,
mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.

Source : AELF

 

 

 

 

Que fête-t-on à Noël ?

La réponse du père Maurice Allaire

Les rues s’illuminent, se parent d’étoiles et de guirlandes. On parle cadeaux, bûches et sapins… Pas de doute, la fête de Noël approche ! Qu’est-ce qui en est à l’origine ? Que veut dire la naissance du Christ, pour nous aujourd’hui ?

On entend dire parfois : « Noël, c’est un rêve, c’est magnifique ! ». Il est vrai que pour beaucoup de gens, Noël, y compris chez les non-chrétiens, est une fête importante qui touche la famille, les enfants notamment qui sont comblés de cadeaux ce soir-là.

Noël, une fête pour tous

Noël, c’est le sapin illuminé dans nos maisons, dans nos villages, dans nos villes, sur les places publiques. Noël, c’est la période où les magasins sont devenus, plus que d’habitude, les « temples de la consommation». Le soir, le repas traditionnel du « réveillon » est un moment important de convivialité, de remise et d’échanges de cadeaux, aux enfants en priorité, mais aussi aux adultes qui veulent se faire plaisir. Noël revêt aussi cet aspect d’intimité, de proximité. C’est essentiellement le noyau familial : parents et enfants, qui se trouvent réunis autour de la table, du sapin illuminé et aussi souvent de la crèche. Noël invite, presque naturellement, au respect, à quelque chose de sacré, même pour les non-chrétiens. On entend dire parfois : «Noël, pour nous, c’est sacré». Le mot «sacré» signifique dans l’expression «important». Toute cette représentation festive de Noël a sa valeur en elle-même.

Noël, au-delà des cadeaux

Cependant, le sens ultime de la fête de Noël ne réside pas seulement dans les cadeaux ou la consommation, ou même la famille. Pour le chrétien, Noël n’a pas seulement un aspect de rêve ou de magie. Noël est une réalité historique, humaine et spirituelle. Jésus est situé dans une histoire. Il a vécu dans un petit pays, appelé la Palestine, occupé à cette époque par les Romains. Au moment où Jésus est né, des bergers qui étaient là dans les environs de ce petit village appelé Bethléem entendent un ange qui leur dit : « Soyez sans crainte, voici que je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » Et soudain, une troupe nombreuse de l’armée céleste louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »

Jésus, notre cadeau de Noël

Oui, en effet, cette nuit-là, le monde entier a reçu un cadeau : Dieu a envoyé son fils dans le monde comme un cadeau fait à l’humanité. Ce cadeau, nous pouvons en vivre tous les jours si nous acceptons le message de l’Evangile, si nous acceptons de croire en ce Jésus de Noël qui donne sens à notre vie. Une bible, éditée il y a de nombreuses années, porte sur sa couverture cette très belle phrase : « La bible est un trésor ». C’est une chance de posséder un trésor qui contient un appel à l’amour, à la Paix, à la Joie, à l’Espérance. C’est le message de Noël, c’est le message de l’Evangile qui nourrit la vie des chrétiens.

Père Maurice Allaire, diocèse de Coutances

Merci Emmanuel

Tu as multiplié leur allégresse, tu as fait éclater leur joie. Isaïe 9, 2

Enfant de la crèche,
merci d’être venu
présenter le sourire de Dieu
à tous les habitants de la terre !

Enfant Jésus,
merci d’être venu
offrir la joie de Dieu
à tous les malheureux de notre terre.

Enfant Christ,
merci d’être venu
distribuer l’amour de Dieu
à tous les pauvres de notre terre.

Enfant Dieu,
merci d’être venu
montrer le visage de Dieu
à tous ceux qui sont en attente
sur notre terre.

Enfant Emmanuel,
merci de rester sur notre terre .
Enfant Dieu-avec-nous,
merci d’être la tendresse de Dieu
avec nous et avec tous
pour toujours sur notre terre !

P. Charles Singer

Prière de Marie dans la nuit de Noël

Qui suis-je pour avoir pu porter en mon sein mon Seigneur et mon Créateur ?
Tout est l’œuvre de tes mains : la terre entière, mon peuple, et moi aussi, petite fille d’Israël.
Qui suis-je, pour que tu aies fait de moi la mère de ton Fils ?
Je te bénis. Père, et je te rends grâce, d’avoir jeté ton regard sur ma petitesse.
Tu es béni. Dieu de mes pères, de m’avoir fait comprendre le mystère de ta fécondité et d’avoir accompli en mon sein de grandes choses. Magnificat !

Seigneur Jésus, Fils unique du Père et - comment est-ce possible ? - mon propre Fils à moi, je chante ta louange et je te remercie parce que tu as bien voulu de moi pour être ta maman.
Qui suis-je donc, pour que tu m’aies comblée d’une telle grâce ?
Tu m’as bénie au-delà de toute mesure.
Qui suis-je donc pour avoir pu comprendre - à la mesure de ta grâce et de ma petitesse - ce que signifiaient les paroles qu’en entrant dans le monde tu as dites à ton Père :
"Me voici, pour faire ta volonté" ?
C’est par ton obéissance que j’ai pu répondre au Père et lui dire ’oui’.
C’est ton ’oui’ qui a préparé le mien, qui l’a rendu possible.
Mon Seigneur, mon Dieu, mon Fils, ce n’est pas moi qui t’ai porté ; non, c’est plutôt toi qui m’as portée.
De tout mon cœur je te rends grâce : Magnificat !

Esprit Saint, hôte invisible, irrésistible et si respectueux, de mon âme et de mon corps, je te bénis, je te rends grâce, car tu as fait en moi de grandes choses.
Mon Fils, Jésus, c’est à ton ombre que je l’ai reçu dans mon cœur et dans mon corps.
Ce sera toi encore, toi seul, qui pourras me le faire comprendre ; tu me parleras de lui et jour après jour je garderai toutes ces choses en mon cœur.
Apprends-moi ce qu’il me faut vivre pour être pleinement sa mère.
Tu m’as éclairée lorsque je ne voyais pas comment cela pourrait se faire, alors que je ne connaissais pas d’homme.
Éclaire-moi encore dans les ténèbres de l’angoisse qu’un jour ou l’autre tous les enfants font peser sur leur mère.
Dès maintenant, prépare en moi les ’oui’ que je devrai lui dire.
Bénis sois-tu, Esprit du Père et de mon Fils ! Magnificat !

Cardinal Danneels (ancien archevêque de Malines-Bruxelles)

S'il ne naît pas en toi...

Si l’enfant-Dieu ne naît pas en toi, alors gueuletonne, bois jusqu’à plus soif. Noël ne sera qu’une fête conviviale dont tu auras manqué le mystère.
S’il ne naît pas encore en toi... au cours d’une retraite, d’un temps de silence, d’un événement heureux ou tragique, prépare-toi doucement à son arrivée.
S’il ne naît pas encore en toi... ne soit pas impatient. Dieu nous atteint tous et toutes, sur terre, sans exception. Seulement il nous attend à son heure.
S’il ne naît pas en toi… tu ne reconnaîtras pas celui ou celle qui frappe à ta porte et tu taperas toujours sur l’étranger, donc sur l’Enfant-Dieu.
S’il ne naît pas en toi… tu laisseras agir tes gosses au gré de leurs instincts et tu les aideras à grandir dans toutes les disciplines sauf l’essentiel.
S’il ne naît pas en toi… tes mômes ne sauront jamais le sens à donner à leur vie. Le mystère de l’arrivée sur terre d’un Bébé venu nous dire que seul l’amour compte donne une puissance vitale qui transforme et dynamise une existence.
S’il ne naît pas en toi… alors tu vas surgâter tes gosses en refusant de les faire communier à la misère des milliers de jeunes de leur âge qui vivent des calvaires atroces, en Afrique et partout dans le monde.
S’il ne naît pas en toi… la religion que tu véhicules à travers ta phrase rituelle : "je suis croyant, pas pratiquant" ne sera qu’un paravent religieux dérisoire qui te privera d’une force incalculable.
S’il ne naît pas en toi… prépare-toi à un beau Noël païen où tu réjouiras seulement ton estomac, laissant vide ton âme.
S’il ne naît pas en toi… tu peux au moins l’implorer devant chaque crèche que tu apercevras en lui disant : "dis-moi pourquoi tu es si grand et si fragile à la fois" ;
S’il ne naît pas en toi… ce Bébé qui a pris d’avance la dernière place n’aura rien à te dire.
Si tu essaies d’éveiller ou de réveiller en toi ce mystère de la naissance de l’Enfant-Dieu, tu te donnes toutes les chances pour un Noël de partage et de tolérance, à la force irrésistible.

Elle ne te quittera plus, cette force, si, partant d’une naissance prodigieuse, tu chemines durant l’année sur la route des mystères de la souffrance et de la mort du Christ.
Il te donnera alors une gueule de ressuscité."

Père Guy Gilbert (Prières glanées, Fidélité Eds, 2004)

 

 

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